Pour panser les plaies encore à vif du match d'ouverture face à l'Argentine, le XV de France, en pulvérisant (87-10) dimanche une équipe de Namibie rapidement réduite à quatorze, a misé sur la thérapie par le plaisir. Ce plaisir de jouer qu'ils avaient égaré face aux Pumas, les Bleus l'ont pris à bras le corps au Stadium, même si tous mettent en exergue la faiblesse de l'opposition adverse. Et rappellent la proximité du prochain choc face à l'Irlande, dès vendredi, au Stade de France.
Elissalde, auteur de 27 points, réclame mesure et sobriété dans la victoire. (Reuters)Il ne le montre pas, mais il est heureux, Jean-Baptiste Elissalde. On le serait à moins après que le XV de France, à la tête duquel il a été bombardé capitaine, a passé la Namibie à la moulinette pour établir ni plus ni moins que le nouveau record de la victoire la plus large (87-10) de l'histoire des Bleus (*). Et le demi de mêlée aurait décidément de bonnes raisons de sauter au plafond, lui qui a dignement suppléé Raphaël Ibanez en inscrivant 27 points (11 réalisations et un essai), ce qui lui vaudra d'être consacré homme du match.
Pour autant, le demi de mêlée toulousain, si à l'aise dans son association avec Frédéric Michalak, est bien loin de verser dans un satisfecit béat. Au même titre que cette équipe de France n'était pas soudain devenue une équipe de seconde zone après son couac face à l'Argentine, ce festival d'essais face des Namibiens, rattrapés par le statut d'amateurs et trahis par la bêtise d'un des leurs, ne doit pas laisser croire que les Tricolores ont remis le pied d'un coup dans le cercle très fermé - et très sudiste aussi - des favoris. Pour Elissalde, "on ne peut pas retirer énormément de conclusions de ce genre de match. L'opposition était ce qu'elle était." En clair, les Bleus n'ont fait que leur devoir, ce que confirme Vincent Clerc, autre héros toulousain de cette orgie de jeu, avec un triplé à son actif: "Dominer la Namibie, c'est normal." Quant à Clément Poitrenaud, il exprime la valeur de ce match sans détour: "On n'est pas dupes, on sait très bien à qui on a eu à faire, avec tout le respect que j'ai pour les Namibiens, on sait qu'ils nous ont grandement facilité la tâche."
Michalak: "On peut tout dire sur ce match..."
"On était frustrés par rapport à notre défaite, par rapport à notre préparation et tout ce qu'on avait mis en place durant deux mois. Rendre la copie qu'on avait rendu, ce n'était pas le vrai visage de l'équipe de France", rappelle Damien Traille, rare joueur reconduit entre le frigo du Stade de France et le chaudron incandescent du Stadium. Alors, dans le petit Wembley, comme on l'appelle, les Bleus ont lâché les chevaux d'entrée, quitte à ne pas respecter les consignes préconisant de ne pas forcer les choses. "Il y avait vingt points au bout d'un quart d'heure", note Clément Poitrenaud comme pour mieux signifier que la Namibie était loin d'être au niveau où on l'attendait après son match homérique face aux Irlandais. "Quand les coups sont bons à jouer, il ne faut pas non plus s'imposer un carcan, il faut les faire. Le discours d'avant-match n'a pas été tenu parce que ça n'a pas correspondu à ce qu'on attendait des Namibiens."
Avec la perspective de jouer soixante minutes en supériorité numérique et des boulevards comme autant d'appels vers le grand large, l'option était tentante, même si, comme le rappelle Frédéric Michalak, "Jean-Baptiste avait insisté sur la nécessité d'aller jouer chez eux d'entrée et de travailler des choses simples." Mais dans ce contexte, difficile de ne pas mordre à pleines dents dans le ballon, surtout lorsqu'on trimballe un boulet aussi lourd que le match d'ouverture: "Tout le monde voulait croquer un peu, il y avait des trous partout. Après, on peut tout dire sur ce match... L'enseignement, il se limite au fait que les joueurs ont pu se libérer, c'est tout."
Tout dire sur ce match mais insister sur un point tout de même, cette notion de plaisir pris qui revient dans toutes les bouches ou presque: "Ça fait du bien à tous de s'amuser un peu, le rugby doit rester un plaisir, on a essayé de s'éclater d'entrée. Avec tous les ballons qu'on a eus, je crois que la copie globale n'est pas trop mal. (...) Il faut que tous les matches, même si on les gagne de trois points, ça reste un plaisir de défendre nos couleurs, rappelle Michalak. Le plaisir, il est de renverser un adversaire, le plaisir d'avoir une belle mêlée comme on l'a eue sur ce match. Le plaisir, mais s'il nous permet de gagner..." Et de se qualifier pour les quarts, l'unique objectif.
L'appel d'Elissalde à la presse
Nouvelle coupe mais le même plaisir de jouer en bleu pour Michalak. (Reuters)"On a raté la première marche de cette coupe du monde, souligne Traille. Maintenant on s'est retrouvés sur cette idée qu'il nous reste trois matches, trois matches à prendre avec le bonus pour se qualifier. On verra si on sort premiers ou seconds de poule, le premier est en tout cas acquis." Et il ne faut pas bien longtemps pour qu'un seul mot revienne en boucle chez chacun des interlocuteurs tricolores: Irlande comme le prochain adversaire qui se dressera dès vendredi sur le chemin des Bleus! "On ne va pas s'enflammer pour autant. Il faut rester les pieds sur terre, met en garde Poitrenaud. Dans cinq jours, il y a le gros morceau qui arrive, une tout autre opposition. La réalité de vendredi sera tout autre."
Ce que s'empresse de confirmer Traille: "Chaque match va être différent. On va vivre un vrai huitième de finale face à l'Irlande" Et pas question de se laisser endormir par les piètres performances des Verts depuis le début de la compétition: "J'ai salué le public, mais je n'ai pas fait de tour d'honneur, avoue Michalak pourtant n°1 à l'applaudimètre. Ce n'est qu'un match de poule et il faut surtout récupérer et retravailler derrière. Parce qu'on n'a encore rien fait. On ne peut être satisfaits qu'à la fin, là, ce n'est qu'une étape. Il faut se projeter sur l'Irlande qui est une très très bonne équipe que l'on respecte énormément." Le reste n'est que littérature, comme l'a habilement fait remarquer Elissalde à la presse dimanche: "Restons sobres et appliqués. Ça vaut pour nous comme pour vous les journalistes. N'employez pas de superlatifs, ne nous montez pas trop haut après nous avoir un peu descendus..." Il ne tient qu'à vous les Bleus...
Afrique du Sud - Angleterre vendredi 21h au Stade de France
Après sa démonstration de la semaine dernière face aux Samoa, les Springboks affrontent les Champions du Monde en titre pour la suprématie de la poule A. Des champions du monde bien pâles face aux Etats-Unis samedi dernier (victoire 28-10), et qui devront se passer de leur capitaine Phil Vickery, suspendu 2 matchs, ainsi que de leurs 2 ouvreurs Jonnhy Wilkinson et Olly Barkley, blessés. Pour mener le jeu anglais, Brian Ashton n’a pas appelé de nouvel ouvreur (espérant que Wilko et Barkley se rétabliront pour la suite), mais a préféré tenter un coup de poker : titulariser en n°10 l’ancienne star du rugby à XIII Andy Farrell, qui joue n°12 ou 13 depuis son arrivée dans le rugby à XV. Jason Robinson glisse à l’arrière, Paul Sackey apparaissant sur l’aile, tandis que Mark Cueto est exclu des 22. A noter sur le banc la présence des 2 demi de mêlée Pete Richards et Andy Gomarshall.
Côté Sud-Africain, la blessure de Jean de Villiers (retourné en Afrique du Sud pour se faire opérer du bras), a contraint Jake White à titulariser au centre le jeune prodige François Steyn. Wikus van Heerden prend la place de Shalk Burger, suspendu, en 3ème ligne. Pas d’autre changement, si ce n’est l’apparition sur le banc de l’autre prodige sud-af’ Ruaan Pienaar, qui a déjà joué 9, 10, 14 et 15 avec les Boks, et que Jake White décrit comme le Stephen Larkham sud-africain. Il servira cette fois de couverture à Fourie du Preez, Andre Pretorius étant le 10 remplaçant, Wynand Olvier apparaissant pour couvrir le poste de trois-quarts centre.
Pronostic PR : victoire sud-africaine par 15 points ou plus.
Afrique du Sud
15 Percy Montgomery, 14 JP Pietersen, 13 Jaque Fourie, 12 Francois Steyn, 11 Bryan Habana, 10 Butch James, 9 Fourie du Preez, 8 Danie Rossouw, 7 Juan Smith, 6 Wikus van Heerden, 5 Victor Matfield, 4 Bakkies Botha, 3 BJ Botha, 2 John Smit (c), 1 Os du Randt.
remplaçants : 16 Bismarck du Plessis, 17 CJ van der Linde, 18 Johann Muller, 19 Bob Skinstad, 20 Ruan Pienaar, 21 André Pretorius, 22 Wynand Olivier.
Angleterre
15 Jason Robinson, 14 Josh Lewsey, 13 Jamie Noon, 12 Mike Catt, 11 Paul Sackey, 10 Andy Farrell, 9 Shaun Perry, 8 Nick Easter, 7 Tom Rees, 6 Martin Corry (c), 5 Ben Kay, 4 Simon Shaw, 3 Matt Stevens, 2 Mark Regan, 1 Andrew Sheridan.
remplaçants : 16 George Chuter, 17 Perry Freshwater, 18 Steve Borthwick, 19 Lewis Moody, 20 Andy Gomarsall, 21 Peter Richards, 22 Mathew Tait.
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Nouvelle-Zélande - Portugal samedi 15h à Lyon
Cette affiche apparaît comme la plus déséquilibrée de la Coupe du Monde. En effet, elle oppose le favori numéro un de la compétition au petit poucet, le Portugal qui participe pour la première fois à cet événement mondial. Pour les joueurs lusitaniens, ce match peut être considéré comme l’aboutissement de leur carrière. Même si ce match apparaît déséquilibré, il faut tout de même espérer pour les Portugais et pour le bien de la Coupe du Monde que le match ne tourne pas à l’humiliation et que le score reste dans les limites du raisonnable (autour de 100 points d’écart).
Pour leur second match de la Coupe du Monde, les entraîneurs néo-zélandais ont donc décidé de faire tourner leur effectif afin de faire reposer les cadres comme McCaw ou Carter. Au total, onze changements ont été effectués. Jerry Collins, qui sera capitaine, Ali Williams, Chris Jack et Mils Muliaina sont maintenus pour ce match face au Portugal. Le centre Conrad Smith, forfait contre l’Italie, et Joe Rokocoko font leur retour pour ce second match. Le staff portugais a effectué neuf changements pour ce deuxième match. Ils souhaitent ainsi faire reposer leurs joueurs cadres afin de mieux préparer les matchs face à la Roumanie et l’Italie.
Pronostic PR : victoire des All Blacks par 100 points ou plus
Nouvelle-Zélande
15 Mils Muliaina, 14 Isaia Toeava, 13 Conrad Smith, 12 Aaron Mauger, 11 Joe Rokocoko, 10 Nick Evans, 9 Brendon Leonard, 8 Sione Lauaki, 7 Chris Masoe, 6 Jerry Collins (c), 5 Ali Williams, 4 Chris Jack, 3 Greg Somerville, 2 Andrew Hore, 1 Neemia Tialata.
remplaçants : 16 Anton Oliver, 17 Tony Woodcock, 18 Carl Hayman, 19 Rodney So’oialo, 20 Keven Mealamu, 21 Andy Ellis, 22 Leon MacDonald.
Portugal
Leal ; Aguilar, Portela, Di. Mateus, Carvalho ; (o) Malheiro, (m) Pissarra ; Coutinho, V. Uva (cap), Murinello ; G. Uva, d’Orey ; Spachuck, Correia, Silva.
Remplaçants : Rui Cordeiro, J. Ferreira, Penalva, Girao, J. Uva, J. Pinto, D. Pinto
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Pays de Galles - Australie samedi 15h à Cardiff
Ce match va probablement déterminer qui sera premier de la poule B. Après une très belle démonstration de rugby face au Japon lors de la première journée, l’Australie va affronter une équipe galloise qui n’est pas au mieux. En effet, les joueurs du XV du poireau ont péniblement battu le Canada lors de leur premier match en livrant une pâle copie ; ils ont réussi à l’emporter en seconde mi-temps grâce à la rentrée des joueurs expérimentés que sont Charvis, Jones et Thomas. S’ils souhaitent terminer premiers de leur poule, et ainsi éviter de jouer leur quart de finale face à l’Afrique du Sud (si les Boks battent l’Angleterre), les Gallois devront élever leur niveau de jeu. En face, ils trouveront une équipe australienne en forme, toujours au point défensivement et qui dispose de joueurs expérimentés aux postes clés.
Pour ce second match, le sélectionneur australien John Connolly a effectué seulement deux changements par rapport à l’équipe qui a gagné face au Japon ; c’est Guy Shepherdson et Drew Mitchell qui remplacent respectivement Al Baxter et Adam Ashley-Cooper, blessé. Du côté Gallois, Gareth Jenkins a retenu la leçon du premier match face au Canada et a décidé de titulariser ses trois joueurs expérimentés : Colin Charvis, Stephen Jones et Gareth Thomas. Le prometteur James Hook se retrouve ainsi relégué sur le banc, mais nul doute qu’il pourrait être un impact player dans cette rencontre.
Pronostic PR : victoire australienne par 15 points ou plus.
Galles
15 Gareth Thomas (c), 14 Mark Jones, 13 Tom Shanklin, 12 Sonny Parker, 11 Shane Williams, 10 Stephen Jones, 9 Dwayne Peel, 8 Jonathan Thomas, 7 Martyn Williams, 6 Colin Charvis, 5 Alun-Wyn Jones, 4 Ian Gough, 3 Adam Jones, 2 Matthew Rees, 1 Gethin Jenkins
remplaçants : 16 Thomas Rhys Thomas, 17 Duncan Jones, 18 Michael Owen, 19 Alix Popham, 20 Michael Phillips, 21 James Hook, 22 Kevin Morgan
Australie
15 Chris Latham, 14 Drew Mitchell, 13 Stirling Mortlock (c), 12 Matt Giteau, 11 Lote Tuqiri, 10 Stephen Larkham, 9 George Gregan, 8 Wycliff Palu, 7 George Smith, 6 Rocky Elsom, 5 Dan Vickerman, 4 Nathan Sharpe, 3 Guy Shepherdson, 2 Stephen Moore, 1 Matt Dunning
remplaçants : 16 Adam Freier, 17 Al Baxter, 18 Mark Chisholm, 19 Stephen Hoiles, 20 Phil Waugh, 21 Scott Staniforth, 22 Julian Huxley/Adam Ashley-Cooper.
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Irlande - Géorgie samedi 21h à Bordeaux
Après avoir réalisé une entrée en matière assez poussive face à la Namibie, l’Irlande va essayer de monter en puissance en jouant un son second match face à une autre « petite équipe ». Avec cette rencontre, les Irlandais auront pour objectif de parfaire leurs automatismes et de se rassurer afin de mieux appréhender leurs deux prochains matchs face à la France et l’Argentine. La Géorgie, va, quant à elle, poursuivre son apprentissage du haut niveau après une première Coupe du Monde en Australie plutôt encourageante. Ainsi, les Géorgiens vont tenter, grâce aux nombreux joueurs évoluant dans le championnat français, de faire bonne figure face à l’Irlande. Leur but est de réaliser la même performance que les Namibiens ou même faire mieux encore. Pour cela ils pourront compter sur leur courage et leurs puissants avants .
Pronostic PR : victoire irlandaise par 25 points ou plus, avec le bonus offensif.
Irlande
15 Girvan Dempsey, 14 Shane Horgan, 13 Brian O’Driscoll, 12 Gordon D’Arcy, 11 Denis Hickie, 10 Ronan O’Gara, 9 Peter Stringer, 8 Denis Leamy, 7 David Wallace, 6 Simon Easterby, 5 Paul O’Connell, 4 Donnacha O’Callaghan, 3 John Hayes, 2 Rory Best, 1 Marcus Horan.
remplaçants : 16 Jerry Flannery, 17 Simon Best, 18 Malcolm O’Kelly, 19 Neil Best, 20 Isaac Boss, 21 Paddy Wallace, 22 Geordan Murphy.
Géorgie
15 Otar Barkalaia, 14 Giorgi Elizbarashvili, 13 Revaz Gigauri, 12 Davit Kacharava, 11 Giorgi Shkinin, 10 Merab Kvirikashvili, 9 Bidzina Samkharadze, 8 Giorgi Chkhaidze, 7 Rati Urushadze, 6 Ilia Maisuradze, 5 Mamuka Gorgodze, 4 Ilia Zedginidze, 3 Avtandil Kopaliani, 2 Goderdzi Shvelidze, 1 Mamuka Magrakvelidze,
remplaçants : 16 Akvsenti Giorgadze, 17 David Khinchagashvili, 18 Levan Datunashvili, 19 Zviad Maisuradze, 20 Irakli Abuseridze, 21 Malkhaz Urjukashvili, 22 Otar Eloshvili.
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Fidji - Canada
dimanche 14h à Cardiff
La rapidité et la créativité fidjienne face à la puissance et l’organisation canadienne, voilà l’équation de ce match. Les Fidjiens partiraient légèrement favoris s’ils n’avaient pas joué leur premier match du Mondial mercredi. Nul doute que les traces de cette superbe rencontre face au Japon se fera ressentir sur les joueurs fidjiens, alors que les Canucks ont eu une semaine de récupération, après leur belle performance face aux Gallois ; s’ils rejouent de la même façon et marquent les premiers, ils peuvent faire plier les joueurs du Pacifique.
Pronostic PR : victoire du Canada de 5 points
Fidji
15 Kameli Ratuvou, 14 Vilimoni Delasau, 13 Seru Rabeni, 12 Seremaia Bai, 11 Isoa Neivua, 10 Nicky Little, 9 Mosese Rauluni, 8 Sisa Koyamaibole, 7 Akapusi Qera, 6 Semisi Naevo, 5 Ifereimi Rawaqa, 4 Kele Leawere, 3 Jone Railomo, 2 Sunia Koto, 1 Graham Dewes.
remplaçants : 16 Vereniki Sauturaga, 17 Henry Qiodravu, 18 Netani Talei, 19 Jone Qovu, 20 Jone Daunivucu, 21 Maleli Kunavore, 22 Norman Ligairi.
Canada
non communiquée
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Samoa - Tonga dimanche 16h à Montpellier
Dans leur quête d’une qualification en quarts de finale, les Samoa doivent battre leur voisins Tongiens ce dimanche, ce qu’ils font régulièrement quand les 2 nations se rencontrent en Pacific Cup. De plus, les Samoans ont eu une semaine de repos après leur match d’une intensité physique incroyable contre l’Afrique du Sud, alors que les Tongiens ont joué mercredi contre les Etats-Unis (victoire 25-15).
Pronostic PR : victoire des Samoa par 20 points.
Samoa
non communiquée
Tonga
non communiquée
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France - Namibie dimanche 21h à Toulouse
Après sa piètre prestation du match d’ouverture, l’équipe de France n’a plus le droit à l’erreur, et va défier les solides Namibiens dimanche soir à Toulouse.
Voir l’article de Jacques consacré à la composition du XV de France
Pronostic PR : victoire française par 30 points ou plus.
France
15 Clément Poitrenaud,14 Vincent Clerc, 13 David Marty, 12 Damien Traille,11 Cédric Heymans, 10 Frédéric Michalak, 9 Jean-Baptiste Elissalde (c), 8 Julien Bonnaire, 7 Thierry Dusautoir, 6 Yannick Nyanga, 5 Lionel Nallet, 4 Sébastien Chabal, 3 Pieter de Villiers, 2 Dimitri Szarzewski, 1 Jean-Baptiste Poux.
remplaçants : 16 Raphaël Ibañez, 17 Nicolas Mas, 18 Fabien Pelous, 19 Imanol Harinordoquy, 20 Lionel Beauxis, 21 Yannick Jauzion, 22 Aurélien Rougerie.
Namibie
15 Tertius Losper, 14 Ryan Witbooi, 13 Bratley Langenhoven, 12 Piet van Zyl, 11 Heini Bock, 10 Emile Wessels, 9 Jurie van Tonder, 8 Jacques Burger, 7 Michael MacKenzie, 6 Jacques Nieuwenhuis, 5 Nico Esterhuize, 4 Wacca Kazombiaze, 3 Jane du Toit, 2 Hugo Horn, 1 Kees Lensing (c).
remplaçants : 16 Johannes Meyer, 17 Johnny Redelinghuys, 18 Herman Lindvelt, 19 Tinus du Plessis, 20 Eugene Jantjies, 21 Lu-Wayne Botes, 22 Melrick Africa.
PARIS (AFP) — Le XV de France a encaissé l'une des défaites les plus humiliantes de son histoire, face à l'Argentine (17-12), en match d'ouverture de "sa" Coupe du monde, vendredi au Stade de France.
La Nouvelle-Zélande, grande favorite de la compétition, se lance samedi à la conquête d'un titre mondial qui la fuit depuis 1987 et la première édition de la Coupe du monde, en affrontant l'Italie à Marseille
La défaite vendredi du XV de France hypothèque déjà les chances de qualification des Français qui devront remporter leurs trois derniers matches, et battre notamment l'Irlande, le 21 septembre au Stade de France, pour espérer se qualifier pour les quarts de finale.
Ils appellent cela la "bulle"... Depuis le début de la préparation du Mondial, en juillet, les Français vantent les mérites de leur isolement derrière les hauts murs du CNR de Marcoussis. Loin de l'agitation du dehors et de l'inquisition des médias.
Mais vendredi, ils ont mesuré l'attente de toute une nation. De l'escorte d'une nuée de motos entre Marcoussis et le Nord de Paris, en fin de matinée, à l'arrivée au Stade de France, dans la soirée, tout ne fut qu'enthousiasme bonhomme. De quoi déclencher une sainte trouille de mal faire, alimentée par la réputation grandissante des Pumas.
Cette tension fut palpable tout au long d'une entame de match catastrophique. Blancs comme des linceuls, les Français ont tout raté. La moindre passe, le plus petit enchaînement. Envolées les belles promesses amassées au gré des matches amicaux du mois d'août. Rien, le vide, la peur...
Face à eux, quinze argentins au plan de jeu basique, articulé autour d'une conquête solide et du pied de Juan Martin Hernandez, chargé d'occuper le camp adverse. Sans oublier de "contester" le moindre ballon au sol. Et surtout, d'affoler le triangle arrière Rougerie - Heymans - Dominici via de grandes chandelles.
Cette tactique rudimentaire, facilitée par les absences de la charnière Mignoni - Skrela, a permis aux Pumas de compter huit longueurs d'avance à la mi-temps (17-9). Grâce à la botte de Felipe Contepomi, auteur de quatre pénalités. Mais aussi grâce à un essai d'Ignacio Corleto, "offert" par les Français, via une interception d'Agulla sur une passe de Martin (27e).
Evacuer la tension, balayer les doutes, croire en soi. Les dix minutes de repos ont sans doute ressemblé à une vaste séance de thérapie collective. Pour remettre les cerveaux à l'endroit et espérer en l'avenir. Et les Français confièrent leur sort à leur pack, auteur d'une avancée spectaculaire et punitive sur trente mètres. Gâchée par un mauvais choix de David Skrela (47e). Qui dans la foulée rata une pénalité facile, juste avant de ramener le XV de France à cinq longueurs (17-12, 60e).
Cinq points à rattraper à l'entrée des vingt dernières minutes, le XV de France se lança dans une course poursuite effrénée. Avec l'apport de ses remplaçants, Sébastien Chabal, Dimitri Szarzewski, Julien Bonnaire et Frédéric Michalak. Promu buteur, Michalak, deuxième meilleur buteur du Mondial-2003 mais qui depuis a abandonné la charge, rata une occasion facile sur une pénalité des 22 mètres à droite (71e). L'échec de trop ! Le signe qui manquait aux Argentins pour croire un peu plus en la victoire. Pour s'accrocher davantage dans la moindre mêlée ouverte, gratter le plus petit ballon, pour décrocher le troisième succès en France de l'histoire des Pumas, déjà victorieux à Nantes en 1992 et à Marseille en 2004.
Mais ce succès est bien plus précieux. Parce qu'il ouvre en grand les portes des quarts de finale aux Argentins, les "sans compétition" du rugby international, qui lorgnent vers le Tri-nations au Sud ou le Tournoi des six nations au Nord. Et surtout qu'il plonge le XV de France dans un abîme de perplexité et plombe singulièrement l'ambiance de la Coupe du monde.
Samedi, les Néo-Zélandais rencontrent pour leur premier match l'Italie, entraînée par le Français Pierre Berbizier, à 13h45 (11h45 GMT) au stade Vélodrome de Marseille, dans le cadre du groupe C de la Coupe du monde.
Cette deuxième journée du Mondial sera également l'occasion d'assister à l'entrée en lice de deux autres grandes nations de rugby, avec les premiers matches de l'Angleterre, tenante du titre, et de l'Australie, finaliste de la dernière édition. Dans le groupe A, l'Angleterre, championne du monde 2003, tentera de se rassurer sans son buteur et héros Jonny Wilkinson, touché à la cheville droite. A Lens (18h00), face à la modeste équipe des Etats-Unis, le XV de la Rose se doit de gagner et convaincre.
De son côté, l'équipe d'Australie, double championne du monde en 1991 et 1999, ne devrait pas rencontrer de difficultés à Lyon (15h45) face au Japon qui essaiera surtout d'éviter l'humiliation d'une déroute, dans le groupe B.